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Sylvie Sanséau artiste pastelliste

Mon parcours

D'artiste pastelliste

Artiste pastelliste contemporaine, installée dans le Grand Genève, je peins, au pastel sec, des portraits de femmes que je pare de drapés.

Sylvie Sanséau pastel atelier pastelliste sari inde

Où exerces-tu ta profession de pastelliste ?
Où est situé ton atelier ?

Mon atelier de pastel est situé dans le Grand Genève, à Prévessin–Moëns, près de Ferney-Voltaire, dans le Pays de Gex, à la frontière suisse. C’est ici que j’ai découvert cette magnifique technique de pastel sec, devenue aujourd’hui le coeur de mon travail artistique.

Mais ma vie se partage entre l’Italie, le pays de mon coeur, où j’ai vécu dix ans, le Var (j’adore la méditerranée), la Bretagne, la région où je suis née, l’Inde, à laquelle je reste profondément attachée et  puis, j’adore explorer…

Si j’ai choisi le pastel sec comme médium, c’est aussi parce que ses bâtonnets et ses crayons accompagnent facilement mes voyages et explorations. 

Comment es-tu devenue pastelliste ?
Pourquoi le pastel sec ?

Enfance : une présence discrète de l’art

J’ai grandi en Bretagne, entre l’école de Pont–Aven, et les peintres fauves, tel Gaughin. Chez mes grand-parents, il y avait un tableau de Moret dans le salon, ainsi que des objets rapportés des voyages de mon grand–père marin. Très tôt, j’ai été sensibilisée à l’art dans la vie quotidienne.

Influences et explorations

A l’adolescence, j’ai été fascinée par la Renaissance et ses drapés fluides, ses couleurs lumineuses, son dessin et j’ai été marquée par des oeuvres plus engagées comme celle de Picasso.
J’ai pratiqué les croquis de mode, la photographie et l’aquarelle. Plus tard, lors de mon doctorat d’ethnologie en Inde, je réalisais des croquis des femmes avec qui je partageais des moments de vie, puis je leur offrais.

La découverte du pastel

De retour en France,  après dix ans en Italie, j’ai approfondi le dessin à l’Ecole des Beaux–Arts du Bassin Genevois et participé à des ateliers de pastel organisés par un Maitre pastelliste, Jerzy Moscisky à Lyon. J’ai alors succombé au charme du pastel, dont le velouté me rappelait la texture des textiles.

matériel de pastel sec bâtonnet craies et crayons de Sylvie Sanséau

Pourquoi tu peins au pastel tendre ?
Pourquoi ce thème des tissus et drapés ?

Les textiles : une mémoire vivante

Le tissu, c’est ma potion magique. Issue d’une lignée de couturières, j’ai compris très tôt l’importance des textiles dans la vie sociale, affective et culturelle.  Lors de spectacles de danse bretonne, j’ai pu revêtir le costume breton  en velours brodé. J’ai créé des robes,  organisé des défilés de mode, participé à la création de costumes de théâtre.

Le pastel : une matière vivante

Plus tard, mes études d’ethnologie m’ont conduite jusqu’au doctorat, mon sujet étant le sari en Inde et ses représentations dans la société indienne.  Le pastel sec est devenu le médium idéal pour traduire cette fascination des tissus et des drapés. Par sa poudre et  ses teintes  lumineuses, il fait  vibrer matières, peaux et étoffes. 
Mes portraits féminins cherchent à faire dialoguer les visages, les regards, les postures et les textiles dans une recherche de liens et d’humanité.

Pourquoi cet univers de femmes ?
Comment définis-tu ton style et tes valeurs ?

Rendre les femmes visibles

Je peins les femmes pour les rendre visibles, pour les honorer dans leur singularité et leur humanité.
Quand j’ai vécu en Inde, j’ai noté l’importance des images et du regard porté sur soi. Lorsque je leur offrais une photo ou un dessin, elles étaient heureuses de se voir représenter, telles qu’elles étaient. Cette expérience est le coeur de ma démarche artistique.

Entre réalisme et liberté du geste

Mon style figuratif se situe entre précision et geste. J’aime peindre les détails du tissu, la texture veloutée d’un drapé ou l’expression d’un visage. Mais je cherche à préserver du mouvement et de la liberté dans ma touche. Je ne souhaite pas enfermer mes personnages dans un hyperréalisme que je trouve figé. Les fonds restent ouverts, les contours peuvent se dissoudre, afin de laisser circuler l’air et la lumière. C’est un équilibre de mise en scène à trouver entre précision du dessin et lâcher-prise.

Entre présence et distance

Je cherche à créer des portraits féminins figuratifs qui échappent aux représentations exotiques et stéréotypées. Je souhaite une femme naturelle, digne, sensible, avec sa propre voix dans la collectivité. C’est pourquoi je représente mes personnages de profil ou de dos, en leur laissant un espace pour exister. J’aime ce rapport entre présence et distance, douceur et intensité.

Je défends également la diversité culturelle, en résistance douce face à l’uniformisation du monde,  dans une démarche féministe et humaniste.

Portrait photographique de Sylvie Sanséau en sari indien rose en Inde